REYNOLDS, Jonathan, Ombres, Sherbrooke, Les Six Brumes, 2002, 192 p.

Avis lecture : Ombres, Jonathan Reynolds

Une première partie non convaincante

La première partie d’Ombres – les trois premiers chapitres – ne m’a pas convaincue. Si elle se lit très vite, comme tout le reste du récit d’ailleurs, grâce à l’écriture fluide de Jonathan Reynolds, je l’ai trouvé un peu niaise, surtout dans son évocation de la relation du héros William avec Vale. Aussi, j’ai trouvé la scène du milkbar surréaliste, mais cet effet s’expliquera par la suite.

Une deuxième partie efficace

Avec la deuxième partie du roman débute l’action qui ne se relâchera pas jusqu’à la toute fin. On entre ainsi dans le vif du sujet et c’est à ce moment-là qu’on se met à douter de tout, à l’instar du personnage principal. Jonathan Reynolds sème la discorde dans notre esprit avec une efficacité indiscutable. Et tandis qu’on essaie de comprendre, on s’accroche aux chapitres pour démêler cet imbroglio.

Une fin qui laisse dans le doute

Si la fin n’est pas transcendante, mais elle n’est pas décevante non plus; elle nous laisse dans le doute. Le roman nous a laissé si dérouté à force de chercher le vrai du faux que l’on ne peut que se demander si le « happy end » est bien réel.

Une lecture plus que correcte

Une expérience plutôt concluante au final. Le seul véritable reproche que j’aurais à faire serait pour les relations interpersonnages, elles m’ont semblées assez stéréotypées, mais ce n’est rien de trop rebutant.

Couverture d'Ombres de Jonathan Reynolds : un décor de campagne lugubre
REYNOLDS, Jonathan, Ombres, Sherbrooke, Les Six Brumes, coll. « Six Brumes », 2002, 192 p.

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