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Book Review: Y a-t-il un héros dans la salle?, Pierre-Luc Lafrance

Book Review: Y a-t-il un héros dans la salle?, Pierre-Luc Lafrance
LAFRANCE, Pierre-Luc, Y a-t-il un héros dans la salle?, Saint-Lambert, Soulières, coll. « graffiti », 2004, 184 p.

Titre : Y a-t-il un héros dans la salle?

Auteur : Lafrance, Pierre-Luc

Rating : 4 étoiles ; 8/10

Genre : Fantasy, humour, littérature jeunesse

Édition : Soulières, 2004

Description : Que fait Josh pour distraire ses petits-enfants quand il pleut ? Il leur raconte leurs histoires préférées, des contes… d’humains.
Les héros sont en grève et le pays de Boss va être envahi par des hordes bar-bares. L’avenir du royaume est entre les mains du prince Cochon. Armé d’une épée magique… il devra survivre aux périls qui se dresseront sur son chemin. Heureusement, il sera aidé par Sanssolde, un voleur qui souffre de remords et par Lancetôt, un grand parleur.
Cochon pourra-t-il sauver le royaume ?


Y a-t-il un héros dans la salle? (Soulières, 2004) est un roman jeunesse humoristique de fantasy par l’auteur québécois Pierre-Luc Lafrance.

Le résumé maison, qui dit tout ce que vous avez besoin de savoir

L’histoire met en scène le prince Pad de Revnu, mieux surnommé prince Cochon, un être laid et stupide. Celui-ci se lance sur la route de la cité des fées dans l’espoir de trouver de l’aide auprès du peuple magique dans la guerre qui oppose le Pays de Boss au Pays de Syndic. Au cours de son périple, il se liera d’amitié avec Sanssolde, un voleur aux prises avec la culpabilité, ainsi qu’avec Lancetôt, un héros aussi beau que (pas) téméraire et son agent Sijtel’dis.

Book Review: Y a-t-il un héros dans la salle?, Pierre-Luc Lafrance

Une parodie des grandes épopées de fantasy

Ici, pas d’histoires d’amour (la seule fille qu’on rencontre est moche comme un pou), pas d’héros valeureux (ah ça non, ils sont en grève) ni de magie super-puissante (un peu, quand même, mais elle a la frousse), juste des clichés torturés avec jubilation. Non? J’imagine bien l’auteur en train de jubiler devant son écran en tout cas. On sent qu’il a pris plaisir à écrire ce livre.

La petite bibitte : les redondances

Commençons donc par pointer du doigt les petites bibittes pour pouvoir mieux finir en beauté. À déplorer, quelques redondances, notamment les débuts de chapitre qui se ressemblent tous. Le grand-père se fait interrompre par ses petits-enfants : soit Tyrill pose une question soit Valéria émet des hypothèses sur la suite de l’histoire. L’idée en elle‑même du grand-papa fée qui dicte un conte d’humains à deux enfants est très bien trouvée, mais elle aurait gagné en force à se diversifier davantage. Mais rien de très gênant.

Autres répétitions, le coup des héros qui se ramassent en prison, mais cela saute moins aux yeux que la redondance susmentionnée.

Le personnage de Sanssolde

Parmi les réussites du roman, le personnage de Sanssolde, de loin le plus marquant. S’il a lui aussi sa part d’excentricité, il est plus modéré dans son exubérance par une intelligence rusée. On se dit que Cochon ne pourrait rien faire sans lui et la fin du livre le confirme. Sanssolde réussit à être drôle tout en n’étant pas complètement con. Le plus complet des protagonistes de cette petite histoire.

Le procès de Cochon et Sanssolde, ou Kafka?

Ensuite, autre merveille, le chapitre du procès de Cochon et Sanssolde à Endstanby où l’art de Pierre-Luc Lafrance est à son apogée. Quand la population naine toute entière se fait l’avocat du diable, les procès deviennent un véritable cirque. Le mélange d’injustice et d’absurdité est dosé avec justesse. On se demande sans cesse comment les deux héros vont s’en sortir et la réponse est à la hauteur de nos attentes.


En somme, un bon roman pour jeunes adolescents, jubilatoire et bourré d’idées fabuleuses.


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