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Book Review: The House of the Scorpion, Nancy Farmer

Book Review: The House of the Scorpion, Nancy Farmer
FARMER, Nancy, The House of the Scorpion, New York, Atheneum Books, 2002, 380 p.

Titre: The House of the Scorpion

Auteure: Farmer, Nancy

Genre: Science-fiction, dystopie

Rating: 3 étoiles ; 7/10

Langue originale: Anglais

Édition en français: La Maison du Scorpion, École des loisirs, 2005

Édition lue: Atheneum Books, 2002

Description: Matteo Alacràn est un clone, ce qui fait de lui, aux yeux de tous, un animal plutôt qu’un homme. Mais il n’est pas le clone de n’importe qui, il est la copie d’El Patròn, seigneur d’Opium, une contrée à la frontière des États-Unis et de ce qui s’appelait autrefois le Mexique. En cette qualité, il a un statut particulier, y compris auprès de la sournoise famille Alacràn, obligée de le supporter, mais certainement pas de l’aimer, et encore moins de le traiter décemment. Matt peut compter sur les doigts d’une main ses alliés, mais peut-être ne le sont-ils pas tous vraiment.


De clonage et d’humanité

The House of the Scorpion est un roman jeunesse de science-fiction au propos intelligent qui se démarque des autres productions du genre par son approche toute en finesse d’un thème pourtant surexploité : le clonage. En effet, le clonage est un classique de la science-fiction tout à fait fascinant, mais qui sert trop souvent de prétexte à un récit d’action sans profondeur. Tapez « clone » dans Google et vous aurez pour seul résultat ou presque des photos de Clone Wars, la série dérivée de Star Wars. Grande nouvelle chers lecteurs, les clones ne sont pas que des machines à tuer.

Ici, on aborde le caractère humain de l’être, la spécificité qui fait de l’homme un humain. On traite aussi de la différence, de la stigmatisation qu’elle induit et de la dépersonnalisation qui s’ensuit. Autant de réflexions pertinentes qui sont omniprésentes sans être dictées littéralement dans l’histoire, ce qui est tout à l’honneur de celle-ci. On ne nous bombarde pas de commentaires moralisateurs ou de grandes leçons existentielles rébarbatives; on nous montre les choses comme elles sont.

Des personnages d’une belle complexité

Les personnages, sans être traités avec la même subtilité, sont d’une belle complexité compte tenu du public à qui le livre s’adresse. Mattéo, notamment, est très réussi. On le voit se démener entre son désir de plaire à son sauveur, sauveur qu’il sait pourtant être fondamentalement mauvais, et l’hostilité générale à laquelle il doit faire face chaque jour. Il doit vivre avec sa différence, apprendre à l’accepter, ce qui n’est pas facile à faire malgré le soutien de ses quelques proches. À un moment, on le voit osciller entre l’éducation qu’il a reçue, le poussant vers le bien, et son hérédité, le poussant vers le mal. Et le plus beau de son déchirement, c’est que la voie qu’il va choisir demeure incertaine pour le lecteur un bon moment.

Une qualité globale

Ainsi, The House of the Scorpion est un roman jeunesse qui mise avant tout sur la qualité globale de son histoire, de ses personnages et de ses thèmes plutôt que d’opter pour la solution facile de l’action pure. La première partie du livre, plus particulièrement, s’intéresse à l’évolution de Mattéo; cette partie est d’ailleurs ma favorite. La deuxième partie, quant à elle, plante un nouveau décor et laisse place à des péripéties beaucoup plus typiques, intéressantes également, mais qui enlèvent un peu de son charme à l’ensemble en ce qui me concerne.

Initier la jeunesse à la science-fiction

En somme, un roman idéal pour faire découvrir la science-fiction aux plus jeunes, qui leur permettra de contempler une autre facette du genre que le sensationnel hollywoodien.


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