Book Serie: The Lunar Chronicles, Caroline Lacroix, Carrie Fisher, Chuck Wendig, Cress, Fayard, Flyona, Georges Perec, HighBridge, Je me souviens, Les Six Brumes, Marissa Meyer, Pocket, Pocket Jeunesse, Shockaholic, Star Wars: Aftermath

Top 5: Les lectures qui m’ont désappointée en 2018

Si mon bilan lecture 2018 a révélé que j’ai eu une bonne année lecture en général, il n’en reste pas moins que certaines lectures ont été décevantes. En voici le top 5. Mais avant de poursuivre, veuillez noter que :

  1. Les livres sur cette liste ne sont pas nécessairement parus en 2018. Il s’agit simplement de livres que j’ai lus cette année-là.
  2. Les livres sont ici classés du moins désappointant au plus désappointant, car s’il m’était impossible de classer mes favoris de l’année en ordre de préférence, je peux sans problème déterminer ce qui m’a le plus déplu.
  3. Mon opinion est bien évidemment subjective et m’est personnelle. D’ailleurs, il faut savoir que la plupart des romans ci-dessous ne sont pas fondamentalement mauvais, ils m’ont simplement déçu.

Cress (The Lunar Chronicles, 3), Marissa Meyer

Rating: 2 étoiles

Review de la série complète prévue après ma lecture de Winter, le quatrième tome

MEYER, Marissa, Cress (Chroniques lunaires, 3), Paris, Pocket Jeunesse, 2014, 672 p.
MEYER, Marissa, Cress (Chroniques lunaires, 3), Paris, Pocket Jeunesse, 2014, 672 p.

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

Probablement le livre sur ma liste qui va soulever le plus de controverse, puisque Cress (Pocket Jeunesse, 2014) est généralement très aimé. Pour ma part, si je ne l’ai pas détesté, j’ai assurément été déçue. Les deux premiers tomes de la série des Chroniques lunaires ne sont pas des chefs‑d’œuvre, mais ils sont divertissants et les héroïnes de chacun sont intéressantes. Ici, le tout est toujours distrayant, mais l’auteure échoue selon moi à dépeindre Cress comme une héroïne forte. Ironiquement, si le tome porte son nom, la protagoniste a peu l’occasion de briller par son don pour l’informatique, jouant plutôt les princesses en détresse pour les trois-quarts du roman. De plus, narrativement parlant, bien que le livre soit plus long que Cinder et Scarlet, l’intrigue de la série progresse à peine. On est presque au même stade au début du roman qu’à la fin, à une étape près.

Flyona, Caroline Lacroix

Rating: 2 étoiles

Review par ici

LACROIX, Caroline, Flyona, Sherbrooke, Les Six Brumes, coll. « Nova », 2011, 60 p. Avis lecture sur lilitherature.com.
LACROIX, Caroline, Flyona, Sherbrooke, Les Six Brumes, coll. « Nova », 2011, 60 p.

Ainsi que l’ont prédit d’innombrables récits de science-fiction, la Terre n’est plus qu’un champ de ruines étouffé par la pollution. En fuite, l’humanité a conquis l’espace et poursuit sa croissance démographique et technologique vers les étoiles.

Niklas, enfant de cette civilisation galactique, a passé le plus clair de sa vie dans le vide intersidéral. Projeté dans l’atmosphère étouffante d’une planète dotée d’une force de régénération étonnante, il y rencontre Flyona, une botaniste capable de faire corps avec la nature.

Une alliance est-elle encore possible entre l’humain, plus habitué à vivre entouré de ses machines, et son habitat primaire, la jungle foisonnante de possibilités?

Flyona (Les Six Brumes, 2011) de Caroline Lacroix est une novella de la science-fiction à la prémisse intéressante. Si le texte m’a particulièrement désappointée, c’est qu’il aurait pu facilement être meilleur avec un travail de réécriture plus serré : la novella souffre de nombreuses répétitions et de dialogues non naturels, problème qui aurait pu aisément être corrigé selon moi.

Je me souviens, Georges Perec

Rating: 2 étoiles

Review Goodreads par ici

PEREC, Georges, Je me souviens, Paris, Fayard, 2013 [1978], 176 p. Avis lecture au goodreads.com/lilitherature/.
PEREC, Georges, Je me souviens, Paris, Fayard, 2013 [1978], 176 p.

Ces « je me souviens » ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d’un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées ; elles ne valaient pas la peine d’être mémorisées, elle ne méritaient pas de faire partie de l’Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d’Etat, des alpinistes et des monstres sacrés.

Il arrive pourtant qu’elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu’on les a cherchées, un soir, entre amis ; c’était une chose qu’on avait apprise à l’école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de la porter, un geste, ou quelque chose d’encore plus mince, d’inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. G. P.

Je me souviens (Fayard, 2013 [1978]) est un recueil de Georges Perec réunissant 480 souvenirs. Ces derniers débutent tous – à l’exception du fragment 158 qui commence par « Et cela » – par l’anaphore « Je me souviens ». Le plus souvent, ils prennent la forme d’une phrase plus ou moins longue, mais certains en comportent plus d’une. En ce qui concerne cet ouvrage, ce n’est pas tant qu’il est mauvais que sans intérêt. Ou à tout le moins, son intérêt esthétique m’est passé par-dessus la tête. Cela dit, la nature même du recueil en fait une lecture très rapide, d’où le rating de 2 étoiles plutôt que de 1 étoile.

Shockaholic, Carrie Fisher

Rating: 1 étoile

Review Goodreads par ici

FISHER, Carrie, Shockaholic, Prince Frederick, HighBridge (Recorded Book), 2014 [2011]. Avis lecture au goodreads.com/lilitherature/.
FISHER, Carrie, Shockaholic, Prince Frederick, HighBridge (Recorded Book), 2014 [2011].

Un livre de nature autobiographique où l’actrice Carrie Fisher, connue comme la princesse Leia Organa dans Star Wars, parle entre autres de son combat contre la dépression et son expérience avec l’électroconvulsivothérapie (schock therapy).

Shockaholic (HighBridge, 2014 [2011]) de Carrie Fisher pourra plaire aux amateurs de l’actrice et de son humour. Cependant, le livre devient rapidement répétitif. Cela mis à part, je pense que mon déplaisir à la lecture de cet ouvrage est davantage dû au fait que je ne corresponds pas au lectorat visé (je n’aime pas tellement les biographies « classiques ») qu’à la qualité du livre lui-même.

Star Wars: Aftermath, Chuck Wendig

Rating: 1 étoile

Review par ici

WENDIG, Chuck, Riposte (Star Wars: Aftermath, 1), Paris, Pocket, 2016 [2015], 480 p. Avis lecture au https://lilitherature.com/2018/10/25/star-wars-aftermath/.
WENDIG, Chuck, Riposte (Star Wars: Aftermath, 1), Paris, Pocket, 2016 [2015], 480 p.

Forte de sa victoire décisive – l’Étoile de la Mort détruite, l’empereur et Dark Vador vaincus –, la Nouvelle République se lance à la poursuite des derniers reliquats de l’Empire.

Mais dans l’espace de la lointaine planète Akiva, la riposte impériale…

Riposte (Pocket, 2016 [2015]) est le seul livre qui m’a agressivement déplu dans mes lectures 2018. Les personnages sont caricaturaux et inintéressants ; l’intrigue est convenue, l’action ennuyante, le world-building inexistant ; et, par-dessus tout, l’écriture est abominable. J’ai rarement lu un roman aussi mal écrit.


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4 réflexions au sujet de “Top 5: Les lectures qui m’ont désappointée en 2018”

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