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Masterpost : Bilan du Grand défi de littérature québécoise 2019

Le Grand défi de littérature québécoise 2019 prenait fin le 31 août dernier. Au final, j’ai découvert 22 nouveaux livres québécois. Ce n’est certainement pas assez pour « gagner » le Grand défi, mais compte tenu de mon propre rythme de lecture, c’est excellent. Je souhaite assurément continuer sur cette bonne lancée. Voici une compilation de mes avis sur les ouvrages lus, classés selon leur date de lecture du plus ancien au plus récent.

Le Grand défi de littérature québécoise 2019

La dévoration des fées, Catherine Lalonde

La dévoration des fées de Catherine Lalonde un hybride entre le roman et le recueil de poésie qui aborde notamment la question de la transmission au féminin. Le texte est riche en références et ces dernières sont naturellement intégrées au tout. Sinon, j’ai particulièrement aimé la forme de ce livre composé de fragments qui peuvent être lus indépendamment, mais qui ont un sens ajouté lorsque lus les uns à la suite des autres. Si je préfère personnellement une poésie plus éclatée, le lecteur qui hésite à se lancer dans la lecture de poésie par peur de n’y rien comprendre saura apprécier cet ouvrage.

La dévoration des fées de l'auteure québécoise Catherine Lalonde est un intéressant hybride entre le roman et le texte poétique. Avis lecture sur lilitherature.com.

Shit fuck cunt, Vickie Gendreau

Shit fuck cunt : trois mots, trois insultes, de la plus acceptable socialement à la plus grossière. Toute la colère de Vickie Gendreau compressée dans ce titre, lequel annonce l’irrévérence de l’ouvrage, tant sur le fond que sur la forme. Sur le plan du contenu, une variété de sujets plus ou moins tabous est abordée : le sexisme, la sexualité, la maladie, l’estime de soi, etc. Au niveau formel, c’est tout le texte qui s’inscrit sous le signe de l’impertinence, laquelle se traduit par un irrespect calculé de la langue et des normes de la « bonne écriture ». Aussi court qu’efficace, il s’agit d’un texte coup de poing.

Avis lecture: Shit fuck cunt, Vickie Gendreau

Cruauté du jeu, France Théoret

THÉORET, France, Cruauté du jeu, Trois-Rivières, Les Écrits des Forges, 2017, 84 p.
THÉORET, France, Cruauté du jeu, Trois-Rivières, Les Écrits des Forges, 2017, 84 p.

Bloody Mary, un autre recueil de France Théoret, est à ce jour mon œuvre de poésie favorite. Il était donc difficile pour la Cruauté du jeu de l’égaler à mes yeux. Et effectivement, Bloody Mary reste mon favori. Sans doute ai-je moins apprécié la Cruauté du jeu parce qu’il est beaucoup plus conventionnel dans son langage et son organisation textuelle (ce qui le rend cependant plus « abordable ») et parce que certains des thèmes abordés, notamment celui de la maladie, me touchent moins de près. J’ai cependant particulièrement aimé les réflexions sur l’écriture de l’auteure.

Chrysanthe 1. La Princesse perdue, Yves Meynard

La Princesse perdue d’Yves Meynard est définitivement un roman pour adultes, qui traite de sujets difficiles. Avec une héroïne complexe et un univers original et amené habilement, ce premier tome de la trilogie de fantasy Chrysanthe m’a absolument emballé. Le livre rejoint mon top fantasy.

La Princesse perdue de l'auteur québécois Yves Meynard est le premier tome de la trilogie de fantasy Chrysanthe à paraître chez Alire. Le tout à mon grand bonheur, puisqu'il y a longtemps que je n'avais pas été aussi emballée à l'idée de lire la suite d'une série. Avis lecture sur lilitherature.com.

Me and MyselveS (Les héritiers, 0), Xavier Jacobs

JACOBS, Xavier, Me and Myselves (Les héritiers, 0), Auto-édition, 2018, 150 p.
JACOBS, Xavier, Me and Myselves (Les héritiers, 0), Auto-édition, 2018, 150 p.

L’avis lecture fait pour ce roman a été fait de manière privée. Voici donc la description du livre : Tout le monde a pensé au moins une fois à la fin du monde, Adam Rudolph quant à lui l’a vécu. Seul sur terre ce sociopathe se rend compte que pour survivre, il devra vivre avec lui-même…littéralement. Ceci sont les péripéties du dernier misanthrope sur Terre.Comment recréera t’il son monde ? Par accident, par volonté… Qu’importe, en fin de compte il n’en fait qu’à sa tête.

Le théâtre de Dieu, France Théoret

Le théâtre de Dieu est une critique de la religion (catholique) en tant que principe absolu, mais le tout est fait avec finesse. Conformément à la règle « show don’t tell », Théoret n’énonce jamais sa critique, montrant plutôt les effets négatifs d’un tel absolutisme à travers son personnage principal qui sombre lentement dans la dépression. L’écriture devient ainsi vite anesthésiée, à l’instar de l’esprit puis du corps du personnage principal. L’une de mes meilleures lectures 2018.

Le théâtre de Dieu de France Théoret est un roman au titre évocateur. Il s'agit d'une exploration de la foi à une époque où la religion catholique était omniprésente dans tous les aspects de la vie québécoise. Avis lecture sur lilitherature.com.

Flyona, Caroline Lacroix

LACROIX, Caroline, Flyona, Sherbrooke, Les Six Brumes, coll. « Nova », 2011, 60 p. Avis lecture sur lilitherature.com.

Flyona de Caroline Lacroix est une novella de science-fiction à la prémisse intéressante. Malheureusement, elle souffre de répétitions tant lexicales qu’au niveau du contenu, ce qui ne pardonne pas pour un texte court. De plus, de nombreux dialogues ne sonnent pas naturels. Le tout aurait bénéficié d’un travail de réécriture / édition plus serré selon moi.

Les voleurs de mémoire (Les voleurs, 2), André Marois

Les voleurs de mémoire est le deuxième tome de la série de science-fiction jeunesse Les voleurs de l’auteur québécois André Marois. Malheureusement, je ne l’ai pas autant apprécié que Les voleurs d’espoir. L’univers est toujours intéressant, mais l’auteur se repose sur les bases du précédent roman, interchangeant seulement le décor de glace pour celui de sable. L’action est frénétique et le style du livre favorise une lecture rapide. Cependant, le roman souffre de nombreux plotholes et d’une héroïne peu crédible. C’est d’ailleurs à cause de ces deux derniers points que le rating du roman est si bas.

Les voleurs de mémoire est le deuxième tome de la série de science-fiction jeunesse Les voleurs de l’auteur québécois André Marois. Avis lecture sur lilitherature.com.

L’amèr, ou le chapitre effrité, Nicole Brossard

Dans une écriture poétique mais néanmoins accessible qui utilise habilement l’italique et joue avec les conventions du langage et de la mise en page sans pousser l’expérimentation au point où plusieurs lecteurs pourraient en être rebutés, Nicole Brossard délivre un texte aux fondements théoriques solides et à la fiction ô combien d’actualité. L’amèr, ou le chapitre effrité est une œuvre au message important : il faut tuer la mère patriarcale pour libérer la femme.

L’amèr, ou le chapitre effrité est une oeuvre poétique féministe de "théorie-fiction" de l'auteure québécoise Nicole Brossard. Avis lecture sur lilitherature.com.

Les filles en série : Des Barbies aux Pussy Riot, Martine Delvaux

Les filles en série est un essai féministe à la théorie solide qui s’attarde à des représentations culturelles du féminin de nature diverse : écrits, films, TV, architecture, publicité, célébrités, etc. Cependant, ce qui le démarque, c’est avant tout le style d’écriture de son auteure Martine Delvaux, littéraire sans trop en faire. Ainsi, c’est avec une maîtrise consommée qu’elle montre que si la figure des filles en série est héritée d’une croyance misogyne, il s’agit aussi d’un lieu de subversion.

Les filles en série : Des Barbies aux Pussy Riots, un essai féministe de Martine Delvaux, postule que si la figure des filles en série est héritée d’une croyance misogyne, il s’agit aussi d'un lieu de subversion. L'auteure québécoise démontre ce potentiel à travers un examen d’une variété d’objets culturels associés aux filles en série. Avis lecture sur lilitherature.com.

Le crépuscule des superhéros [collectif]

Malheureusement, Le crépuscule des superhéros est un recueil peu accessible, son contenu étant très spécialisé. Le lecteur idéal de cet ouvrage est non seulement un connaisseur de comics books, mais un individu familier des textes (et du style) scientifiques.

Avis lecture: Le crépuscule des superhéros - Le crépuscule des superhéros est une collection d’essais et d’articles qui s’intéresse au « crépuscule des superhéros », c’est-à-dire le Dark Age du comic book amorcé par Watchmen (1986-87) d’Alan Moore et Dave Gibbons et The Dark Knight Returns (1986) de Frank Miller, qui se démarque par des superhéros (et supervilains) plus violents et plus dépressifs.

Paradis, clef en main, Nelly Arcan

Paradis, clef en main, dernier livre de l’écrivaine québécoise culte Nelly Arcan, paraît peu après son suicide. Il s’agit d’un roman de science-fiction situé dans un futur proche où ceux pour qui « la vie est une impasse » peuvent engager l’entreprise Paradis, clef en main pour orchestrer leur suicide. J’ai lu quelques critiques qui mentionnaient que l’ouvrage avait été édité en vitesse en raison du suicide de Nelly Arcan et j’ai tendance à le croire. Si le roman est rempli de gemmes, d’autres passages sont plus malhabiles, si bien que l’ouvrage, dans son ensemble, est moins abouti que Putain ou Folle, les deux autres romans d’Arcan que j’ai lus. En effet, certains passages sont très « on the nose » et l’héroïne apparaît parfois comme excessivement geignarde. Pourtant, le livre vient davantage me chercher que les deux œuvres susmentionnées.

Paradis, clef en main, dernier livre de l’écrivaine québécoise culte Nelly Arcan, paraît peu après son suicide. Il s’agit d’un roman de science-fiction situé dans un futur proche où ceux pour qui « la vie est une impasse » peuvent engager l’entreprise Paradis, clef en main pour orchestrer leur suicide. Avis lecture sur lilitherature.com.

Oscar De Profundis, Catherine Mavrikakis

La plume de Catherine Mavrikakis est toujours magnifique, mais je n’ai pas de mots pour dire à quel point ce roman est bien écrit et construit. Le style, l’emploi judicieux des champs lexicaux (par ex., les pauvres associés au registre de l’animalité), une variété de procédés formels, l’intertextualité… Premier coup de cœur de l’année 2019, rare roman 5 étoiles, Oscar De Profundis est un chef-d’œuvre.

Oscar De Profundis est un roman de science-fiction, et plus précisément d’anticipation, écrit par l’écrivaine québécoise Catherine Mavrikakis. La plume de l'auteure est toujours magnifique, mais je n’ai pas de mots pour dire à quel point ce livre est bien écrit et construit. Avis lecture sur lilitherature.com.

Chrysanthe 2. Le Prince rebelle, Yves Meynard

Si Chrysanthe 2. Le Prince rebelle n’est pas un coup de cœur définitif comme La Princesse perdue, notamment parce qu’il lui manque une intrigue à part entière, je l’ai néanmoins énormément apprécié. Avec des personnages complexes et un univers inusité, ce second tome nous laisse un peu sur notre faim, ce qui ne nous donne que plus envie de découvrir la suite.

Le Prince rebelle, deuxième tome de la trilogie de fantasy Chrysanthe de l’auteur québécois Yves Meynard, reprend exactement où La Princesse perdue nous avait laissé. Avis lecture sur lilitherature.com.

Le revers, Roxane Desjardins

Avec un vocabulaire relativement simple et des poèmes courts, Le revers de Roxane Desjardins se lit très rapidement. Tout aussi accessible par la thématique qu’il aborde, soit le mythe de l’amour, ce recueil de poésie saura plaire à un public assez large. Personnellement, j’aurais apprécié un peu plus de folie dans la forme, mais c’est parce que je suis particulièrement friande d’expérimentations.

Le revers de Roxane Desjardins est un recueil de poésie en vers libres assez conventionnel qui traite d’un thème universel : l’amour. Avis lecture sur lilitherature.com.

L’enlèvement, Damien Blass

L’enlèvement n’est pas un premier roman coup de circuit, mais il démontre le potentiel de Damien Blass. Non seulement il maîtrise bien la mythologie qu’il convoque, mais en plus il écrit bien, faisant souvent appel à des images intéressantes : « De sa personne se dégageait une impression calquée ; son sourire évoquait un panneau-réclame » (p. 19). Un texte plus long, selon moi, pourrait remédier à la plupart des problèmes du roman, notamment en ce qui concerne l’effet d’accumulation des lieux communs.

À paraître chez Triptyque le 7 août 2019, L’enlèvement est le premier roman de l’auteur québécois Damien Blass. Il s'agit d'un livre de science-fiction « born again » qui convoque les mythologies chrétienne et extraterrestre. Avis lecture sur lilitherature.com.

M.I.L.F., Marjolaine Beauchamp

Certaines pièces se lisent extrêmement bien, d’autres sont plus dépendantes de la performance scénique. M.I.L.F. de Marjolaine Beauchamp fait partie de la deuxième catégorie selon moi. Le tout est manifestement écrit dans une « langue parlée » – entre autres, c’est rédigé dans un bon gros joual – avec la représentation théâtrale en tête. Une langue sans tabou pour briser le tabou de la sexualité des mères, qui doit être plus efficace au théâtre.

M.I.L.F. est une pièce de théâtre de l’artiste québécoise multidisciplinaire Marjolaine Beauchamp. On y brise le tabou de la sexualité des mères à l'aide d'une langue sans tabou. Avis lecture sur lilitherature.com.

La Minotaure, Mariève Maréchale

Non seulement La Minotaure, grâce à l’écriture poétique de Mariève Maréchale, est un roman d’une grande beauté, mais il s’agit en plus d’une œuvre incroyablement importante et terriblement actuelle. À l’heure où le système cherche timidement à se faire plus inclusif et face à l’incompréhension du public vis-à-vis de la possibilité d’être bigenre ou non binaire, le livre s’impose comme une étrange vulgarisation de la question, laquelle est rendue intelligible à travers le récit d’une expérience subjective.

La Minotaure est le premier roman de Mariève Maréchale et de la collection « Queer » des Éditions Triptyque. Le personnage principal – la Minotaure – s’y raconte en écrivant à Maude, son amie décédée. Avis lecture sur lilitherature.com.

Nous parlerons comme on écrit, France Théoret

Nous parlerons comme on écrit est une réflexion sur la langue en tant qu’extension de la société patriarcale, sur l’impossibilité de parler ou d’écrire le féminin dans cette langue et sur la nécessité d’une nouvelle langue pour se dire en tant que femme, ce que fait brillamment France Théoret à travers l’aspect « poésie » de ce roman poétique.

Nous parlerons comme on écrit est un roman poétique de l’auteure québécoise France Théoret. Paru pour la première fois en 1982, il a été réédité en 2018 dans la collection « Territoires » des Herbes rouges. Avis lecture sur lilitherature.com.

Corps, Chloé Savoie-Bernard [dir.]

Avis lecture à venir. Cet article sera mis à jour le moment venu.

Description : « Nous possédons tous un corps. Certains s’en servent comme d’une armure, d’autres y pensent assez peu. On peut le soigner, le blesser volontairement, le maquiller, le faire maigrir; il nous sert à étreindre, à vociférer. Il est notre image, mais est-il à l’image de ce qu’on croit être réellement, sous notre peau?

Je suis obsédée par l’idée du corps, ce lieu auquel on est contraint, qui nous apporte malheur et jouissance, qu’on peut moduler à l’infini en le parant, voire en l’opérant, mais qu’on ne peut jamais complètement changer. J’en parle dans tous mes textes, parfois même malgré moi, et je recherche dans les livres que je lis à voir quelle est l’expérience du corps pour d’autres écrivain·e·s. Voilà pourquoi j’ai eu envie de demander à des auteur·e·s dont j’admire le travail d’explorer aussi ce thème.

Réunissant des grands noms de la littérature québécoise contemporaine comme des auteur·e·s de la relève, Corps cherche à montrer des moments d’habitation du corps. Des auteurs l’abordent de manière frontale ; d’autres, de façon plus oblique. Rieurs et désespérés, ces textes montrent comment le fait d’habiter un corps est aussi solitaire qu’universel, aussi tendre que violent. » – C. S.-B.

Corps est un recueil sous la direction de Chloé Savoie-Bernard qui, comme son titre l’indique, réunit des textes d’auteur-e-s québécois-e-s autour de la thématique du corps. Au sommaire : « Carapaces » de Catherine Mavrikakis ; « Bestiole » de Katia Belkhodja ; « Trois amants qui m’ont fait » de Laurence Bourdon ; « Des enfants d’ailleurs » de Philémon Cimon ; « La Vénus du Nouveau-Rosemont » de Carole David ; « Papier de riz » d’Alice Michaud-Lapointe ; « A/S/V » de Marilou Craft ; « Douleurs rebelles » de Martine Delvaux ; « L’effort de guerre » de Maxime Raymond Bock ; « Extraction en cours » d’Emmanuelle Riendeau ; « Se fondre » de Chloé Savoie-Bernard ; « Édouard a 16 ans » de Kevin Lambert ; « Blancs de marbre » d’Anne-Renée Caillé ; « Mille » de Maude Veilleux. Avis lecture sur lilitherature.com.

L’annexe, Catherine Mavrikakis

L’annexe est un roman bien écrit et soigneusement construit. Catherine Mavrikakis sait comment se jouer des codes du roman d’espionnage, quand les adopter et quand les détourner, de sorte que le lecteur ne sache pas trop distinguer le vrai du faux. Elle sait comment faire le lien de façon naturelle entre le passé et le présent, entre l’histoire d’Anne Frank et ce qui arrive à Anna. De même, elle sait comment mettre son intertexte littéraire – incroyablement riche – au service du récit qu’elle raconte, c’est-à-dire de manière à renforcer son propos. Sans surprise, L’annexe s’impose comme une lecture incontournable de la rentrée littéraire québécoise de l’automne 2019.

L’annexe, paru le 28 août 2019 chez Héliotrope, est le dernier roman en date de Catherine Mavrikakis. L’auteure québécoise y prend pour point de départ le roman d’espionnage et le déconstruit. Avis lecture sur lilitherature.com.

De rivières, Vanessa Bell

Avis lecture à venir en septembre. Cet article sera mis à jour le moment venu.

Description : Elle baigne aux lits des rivières. Le cœur musclé, sans jamais renoncer à rien, elle se construit une maison en dehors de sa bouche, elle devient ruisseau, lac, pluie, fleuve. Vanessa Bell, par cette proposition poétique vive et opulente, rassemble féminité, maternité, sororité et nature sous le signe de l’eau, unies en une même résistance, une même célébration. De rivières porte ses filles à bout de bras, léguant un chant radieux et son élan décisif à un romantisme féminin qui déborde l’avenir. Nés de cette rage sublime qui agite nos corps, ses mots transportent un puissant vent de courage.

De rivières allume des feux sur l’horizon.

pour m’aimer / sois furieux / c’est sous l’eau que j’accepte de me rendre

Avis lecture: De rivières, Vanessa Bell


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2 réflexions au sujet de “Masterpost : Bilan du Grand défi de littérature québécoise 2019”

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